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LE STRESS

(Extrait du "Manuel de sophrologie ou la caverne moderne")

Définition

Le stress («contrainte» en anglais), ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des contraintes environnementales. Dans le langage courant, on parle destress positif ou négatif. Le stress qualifie à la fois une situation contraignante et les processus physiologiques mis en place par l'organisme pour s'y adapter. À court terme, le stress n'est pas nécessairement mauvais, sinon indispensable, mais ses effets à long terme peuvent engendrer de graves problèmes de santé.

Chez l'homme adulte, le stress peut avoir des origines physiques, chimiques ou psychiques. Le stress a souvent une connotation négative parce que les gens l’associent à la peur ou la colère, qui sont des émotions qui nous perturbent.

Cependant, une grande joie, un grand succès peuvent aussi provoquer des réactions physiologiques (tension musculaire, fatigue, etc.). En effet, chez l'homme coexiste le stress aidant, bénéfique pour notre organisme et le stress nuisible, gênant.

Si le niveau de tension est adapté à la situation, à l’action, il est bénéfique.

Si au contraire, il n’est pas adapté, disproportionné, il y aura encore plus de tensions et donc, des conséquences physiologiques et psychologiques.

On peut donc affirmer que le stress, c'est l'ensemble des réactions de l'organisme, positives ou négatives, à une demande d'adaptation.

Historique et causes du stress

Il faut savoir que le stress existe depuis très longtemps déjà.

Les humains ont toujours dû faire face à des situations déstabilisantes et qui provoquent un déséquilibre.

Au XVIIe siècle, la notion de stress veut dire «état de détresse» et renvoie à l'idée d'oppression, de dureté de vie, de privation, de fatigue, d'adversité, de peine ou encore d'affliction.

Dès le XVIIIe siècle, le stress prend une connotation contemporaine en renvoyant à une force, pression, contrainte, influence, un grand effort de la matière, des organes et même du psychisme.

Au XIXè siècle, le médecin physiologiste français Claude Bernard fut un des premiers à donner une interprétation des effets du stress sur notre comportement. Selon lui, les réactions dues au stress visent à maintenir l’équilibre de notre organisme. Puis, Walter Cannon , un neurophysiologiste américain, appela cette recherche «homéostasie» ou tendance des corps vivants à stabiliser leur organisme.

Le mot «stress» est apparu autour de 1940. Au départ, c’était un mot anglais (qui a changé de signification par la suite) employé en mécanique ou en physique, qui voulait dire «force, poids, tension, charge ou effort».

Ce n’est qu’en 1963 que Hans Selye utilise ce mot en médecine, et qu'il le définit comme étant «des tensions faibles ou fortes, éprouvées depuis toujours, et déclenchées par des événements futurs désagréables ou agréables» . Il y voit des «forces potentiellement destructrices » et parle « d'état de stress » pour décrire les «changements physiques provoqués par une situation stressante».

C’est la notion moderne du stress que nous employons couramment aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous connaissons ces nombreuses situations. Ce sont par exemple, nos inquiétudes concernant notre avenir économique, la vieillesse, la santé, le décès d’une personne proche, etc.

La plupart du temps, nous nous contentons d’essayer de résoudre le problème sans essayer de savoir d’où il vient.

L’homme va donc percevoir les demandes de son environnement, les traiter, et tenter de réagir à ces dernières par le biais d’une gamme de comportements innés et acquis qui constitue un «potentiel personnel» de réponse, potentiel pouvant différer grandement d’une personne à l’autre.

On a l'habitude d'associer le stress à des situations créées par des relations humaines (passage d'un examen, conflit interpersonnel...) mais ce syndrome se manifeste pour tout changement : voyage (choc culturel,décalage horaire), changement climatique (par exemple lorsque l'on sort dans le froid), événement rofessionnel (licenciement, nouveau travail, changement d'équipe, changement d'école), événement familial ou sentimental (déménagement, mariage, divorce, naissance, décès, nouvelle rencontre, dispute), changement corporel (adolescence, ménopause)

Facteurs cliniques du stress

Le stress est l'élément qui provoque un ensemble de réactions physiologiques (sueurs, accélération du cœur et de la respiration) et psychologiques (inquiétude, troubles du sommeil) qui se manifestent lorsqu'une personne est soumise à un changement de situation.

Plus simplement, le stress c’est une sensation que l’on éprouve lorsque l’on est confronté à une situation à laquelle on ne croit pas pouvoir faire face correctement.

Il provoque un sentiment de malaise. C’est comme un réflexe de l’organisme qui agit contre les agressions extérieures. Cela va déclencher un ensemble de réactions nerveuses et hormonales. Le stress peut permettre une mobilisation des forces physiques et mentales. Par exemple, l'élévation du rythme cardiaque et respiratoire (dû notamment à une décharge d'adrénaline permet de mieux oxygéner les muscles ; c'est une réaction animale (préparation à la fuite ou au combat face à un danger).

Mais il peut aussi faire perdre les moyens et nuire à l'action ; il s'agit probablement d'une autre réaction animale (camouflage impliquant l'immobilité).

Mais cette situation épuise l'organisme. Une situation prolongée de stress entraîne une fatigue et favorise l'apparition de maladies, notamment cardio vasculaire. Le stress au travail est une des premières cause d'arrêt-maladie (surmenage, on parle parfois de burnout ou syndrome d'épuisement professionnel pour désigner une usure extrême au travail).

Dans la société actuelle, les causes psychiques sont les plus fréquentes, notamment en milieu professionnel. Le stress fait partie des troubles psycho sociaux.

Les caractéristiques du stress

La première chose à faire pour bien comprendre ce qu’est le stress est de distinguer 3 de ses caractéristiques principales.

D’abord la situation extérieure (événement, agression...) ou intérieure (maladie, état d’être...) susceptible d’engendrer la réaction de stress, qu’on appelle aussi le “stresseur”.

Ensuite, la réaction elle-même provoquée par ce “stresseur”, réaction qui sera plus ou moins importante et qui se manifestera différemment selon les individus face à une même situation.

Puis, les ressources extérieures (moyens matériels, aide, soutien affectif ...) et intérieures (capacités intellectuelles, affectives, spirituelles) dont dispose la personne pour faire face à la situation, associées au “terrain” c’est-à-dire le tempérament et la personnalité de l’individu.

La nature de l’événement stressant peut être extrêmement varié.

Cela peut être un stimulus intense, bref, violent comme une explosion, un accident etc... ou des stimuli divers et/ou répétés ; bruits, lumière, ambiance, agressions etc... ou bien la situation elle-même ; changement de poste, divorce, conflit, mise à la retraite, échec, pression extérieure, exigence de travail ou exigence personnelle etc...

Tout aussi surprenant que cela puisse paraître l’ennui peut être un facteur de stress au même titre qu’une joie intense. À noter ici que les stresseurs (potentiels) ne sont de véritables stresseurs que lorsqu’ils sont perçus comme tels.

La réaction, elle est liée à une mobilisation plus ou moins forte de nos ressources psychobiologiques, mais dépend étroitement de :

- l’état du moment : fatigue ou non, humeur etc ...
- l’histoire de la personne
- la fragilité psychologique passagère ou non
- l’âge
- la condition physique
- le contexte
- la représentation consciente ou non que la personne se fait de la situation